Le télétravail a créé une explosion de la surveillance — traceurs d'activité, logiciels de captures d'écran, enregistreurs de frappe, vérifications par webcam. Une partie est légale. Une partie ne l'est pas. La ligne entre la surveillance légitime de l'employeur et la violation illégale de votre vie privée à domicile n'a jamais été aussi importante. Voici exactement où elle se situe.
Dans la plupart des juridictions — seulement si vous en avez été informé. Au Québec, la divulgation de la surveillance est légalement requise par la Loi 25. En Ontario, la politique de surveillance électronique écrite de l'employeur doit décrire quelle surveillance est effectuée. En France, les employés et le CSE doivent être informés avant le déploiement. Si le logiciel de captures d'écran a été installé sans aucune divulgation — vérifiez si votre contrat de travail ou un document de politique fait référence à la surveillance électronique. Sinon, déposez une plainte auprès de l'autorité pertinente : la Commission d'accès à l'information (Québec), le Commissaire à la vie privée (Canada fédéral), ou la CNIL (France).
C'est un domaine contesté. Exiger une webcam lors des réunions programmées est généralement acceptable. Exiger que la webcam soit allumée en continu tout au long de la journée de travail — diffusant effectivement en direct votre environnement domestique — soulève d'importantes préoccupations en matière de vie privée dans la plupart des juridictions. Au Québec, la surveillance continue par webcam devrait satisfaire le test de proportionnalité de la Loi 25. En France, elle nécessiterait la conformité CNIL. Si l'exigence capture votre environnement domestique, des membres de la famille ou des activités personnelles — cela est particulièrement problématique et mérite d'être soulevé avec votre employeur et un avocat.
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