Les abus des patients ne font pas « partie du travail »

Les travailleurs de la santé font face à un taux de menaces verbales de 68 %. Apprenez comment documenter le harcèlement provenant de patients ou de leurs familles afin d’obliger légalement votre employeur à intervenir.

Les hôpitaux et cliniques minimisent souvent les insultes verbales ou les propos racistes provenant de patients en les qualifiant de « réalité clinique ». Toutefois, les employeurs ont toujours l’obligation légale d’offrir à leur personnel un environnement de travail sécuritaire et exempt d’atmosphère toxique.

Déclin cognitif vs intention malveillante

Lors d’un signalement, il est essentiel de distinguer les symptômes médicaux d’un comportement constituant une violence au travail. Si un patient est lucide et vous vise avec des insultes, des menaces ou du harcèlement sexuel, votre employeur doit intervenir (par exemple : réaffectation du patient ou intervention de la sécurité).

Le protocole de documentation d’un « environnement toxique »

Pour obliger les ressources humaines ou la direction clinique à agir, votre documentation doit démontrer que les abus sont chroniques et ignorés. Dans votre journal WORKWARS, assurez-vous de consigner :

« Ne laissez pas le dossier médical du patient être votre seule trace. Votre sécurité relève des ressources humaines et du droit du travail, pas seulement d’une note clinique. Maintenez une chronologie distincte et sécurisée des abus. »
Commencez votre journal de sécurité

L’hôpital refuse-t-il de vous protéger ?

Si la direction refuse de réduire la violence des patients, elle pourrait violer les lois sur la santé et la sécurité au travail. Consultez un avocat spécialisé en droit du travail.

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